‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 218 sur 454 · ACTE V, SCKXE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCKXE II

C'est assez que mon flls s'intéresse pour toi; Dès qu'il faut me venger, tout estRomain pourmoi. Mais que dit Hiéron? T'es-tu bien fait entendre? Sait-il enfin de moi tout ce qu'il doit attendre S'il veut dans l'Arménie appuyer mes projets?

HTDASPE.

Peu touché de l'espoir des plus rares bienfaits, A vos offres, seigneur, toujours plus inllexible, Hiéron n'a fait voir qu'un cœur incorruptible; Soit qu'il veuille en effet signaler son devoir, Ou soit qu'à plus haut prix il mette son pouvoir, Trop instruit qu'il peut seul vous servir ou vous nuire. Je n'ai rien oublié, seigneur, pour le séduire.

PHARASMANE.

Hé bien! c'estdoncen vain qu'on me parle de paix: Dussé-je sans honneur succomber sous le faix, Jusque chez les Romains je veux porter la guerre, Et de ces fiers tyrans venger toute la terre. Que je hais les Romains! Je ne sais quelle horreur Me saisit au seul nom de leur ambassadeur : Son aspect a jeté le trouble dans mon âme. Ah ! c'est lui qui sans doute aura séduit Arsame : Tous deux en même jour arrivés dans ces lieux... Le traître ! C'en est trop : qu'il paraisse àmesyeux. Il faut... mais je le vois.

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