‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 230 sur 454 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

SÉMIRA.MIS, BKLUS, TÉNÉSIS,

MADATE, GARDES.

SÉMIRAMIS

Je triomphe, Bélus : une heureuse victoire Comblerait aujourd'hui mes désirs et ma glolro, Si le sort, dangereux même dans ses bienfaits, Ne m'eût fait triompher de mes propres sujets. Verrai-je encor longtemps la rebelle Assyrie Attaquer en fureur et mon sceptre et ma vie? Vous, de qui la vertu soutenant le devoir

190 SÉMIRAMIS

Contre mes ennemis fut toujours raon espoir, A qui j'ai confié les murs de Babylone, Ou plutôt partagé le poids de ma couronne, Mon frère, je ne sais, malgré ce nom si doux, Si mon cœur n'aurait pas à se plaindre de vous.

BÉLUS

De moi 1

SÉMIRAHIS.

Je sais, Béius, que de vos soins fidèles Je dois mieux présumer; mais enfin les rebeHt>s De mes desseins contre eux sont si bien inConués, Qu'ils sont tous prévenus aussitôt que formés.

BÉLUS

Suis-je de vos seciets le seul dépositaire? Et sur quoi fondez-vous un soupçon téméraire, Sur quelle conjecture, ou sur quelle action? Vous savez que mon cœur est sans ambition,

SÉMTRAMIS.

On me trahit : c'est tout ce que je puis vous dire.

(a ses gardes.)

Allez, c'en est assez. Et vous, qu'on se retire;

(a Ténésis.)

Princesse, demeurez. L'aimable Ténésis Sait qu'elle fut toujours chère à Sérairamis.

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