SCÈNE III
BÉLUS
Enfin, c'en est donc fait : me voilà parvenu Au point de m'abaisser aux pieds d'un inconnu, De Ûatter une ardeur que j'ai tant méprisée. Mais que le sort injuste a trop favorisée. De l'espoir le plus doux il faut me dépouiller, Et du sang de ma sœur peut-être me souiller. Telle est donc de ces lieux l'influence cruelle^ Que jusqu'à la vertu s'y rendra criminelle! Et, lorsque de ses soins la justice est l'objet, Elle y doit emprunter le secours du forfait! Dieux jaloux, dont j'ai tant imploré la vengeance, Confiez-m'en du moins l'invincible puissance. Si tel est de mon sang le malheureux destin Qu'il y faille ajouter un crime de ma main, Que l'astre injurieux qui sur ce sang préside Lui doive un assassin après un parricide; [roux, Grands dieuxîsi vous n'osez vousjoindre à mon cour- Daignez pour un moment m'associer à vous. On vient. C'est l'étranger. Que de trouble à sa vue S'élève tout à coup dans mon àme éperdue!
âO!$ SÉMIRAMIS.