‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 266 sur 454 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

NINIAS, SÉMIRAMIS, BÉLUS, PHÉNICE, MERMÉ- CIDE, MADATE, MIRAME, gardes.

NINIAS, à Bélus.

Ah! seigneur, est-ce vous? Que de votre présence Mon cœur avait besoin dans ces moments affreux! Qu'ils ont été pour moi tristes et rigoureux ! Mais quoi! sans Ténésis !

BÉLUS

La douleur qui me presse Annonce assez, mon fils, le sort de la princesse.

s ÉM m AMI s, à part.

L'aurait-on immolée au gré de mes souhaits?

BÉLUS

Seigneur, j'ai vainement parcouru ce palais; En vain dans ses détours ma voix s'est fait entendre : De son triste destin je n'ai pu rien apprendre. C'en est fait! pour jamais vous perdez Ténésis. Mais que vois-je? Avec vous, seigneur, Sémiramis? Eh quoi! cette inhumaine est en votre puissance, Et ma fille et Ninus sont encor sans vengeance! Sourd à la voix du sang qui s'élève en ces lieux, Dans leur faible courroux imitez-vous les dieux? Et toi, dont la fureur désole ma famille, Barbare! réponds-moi, qu'as-tu fait de ma fille?

SÉMIRAMIS

Ce que ton lâche cœur voulait faire de moi.

Et ce que je voudrais pouvoir faire de toi.

Mais qu'est-ce que je vois? 0 ciel 1 je suis trahie!

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