ACTE V, SCÈNE VIII. . Î
TULLIE
Frappe; mais malgré toi tu me suivras, barbare. Ne crois pas m'effrayer partes emporteniPiils, Je ne me connais plus dans ces affreux moments Quoi ! c'est Catilina qui manque de conslance ! Malheureux! qu'attends-tu, sans armes, sans dé- Le sénat va bientôt revenir en ces lieux : ffense ? Veux-tu que je te voie égorger à mes yeux? Ingrat, suis-moi : du moins une fois en ta vie Reconnais par pitié l'empire deTulhe :
Tu n'as que trop bravé sa tendresse et ses pleurs. Remets-moi ce poignard.
CATILINA se perce, et donne le poignard à TuUie.
Le voilà.
TDLLIE.
Je me meurs.
Tout est fini pour moi : mais, si je perds la vie. Du moins mes ennemis ne me l'ont point ravie. Séchez vos pleurs, Tullie , et que prétendez-vous D'un cœur dont lamort seule éteindra le courroux? Étouffez des regrets que ma fierté dédaigne : C'est de mourir vaincu qu'il faut que l'on me plaigne.