‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 324 sur 454 · ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I

Qu'à des détours plus bas on vit cent fois descendre. Darius me trahir ! je ne puis le penser : Le croire un seul moment, ce serait l'offenser. Non, le ciel ne fit pas un cœur si magnanime Pour le laisser souiller de parjure eL de crime. Cependant Mérodate a paru dans ces lieux, Sans nul empressement de s'offrir à mes yeux. Tout parle du héros où mon cœur s'intéresse, Mais rien ne m'entretient ici de sa tendresse. D'où peut naître l'effroi dont je me sens saisir? Ah / d'un mortel soupçon courons nous éclaircir ; Mourir pour Darius, si ma gloire l'ordonne, Ou punir sans regret l'ingrat s'il m'abandonne; Et, quelque affreux tourment qu'il en coûte à mon

[cœur, Mesurer ma vengeace au poids de ma douleur.

Page 1