SCÈNE PREMIÈRE ÉRICIE, ISMÈNE
ÉRICIE. ,
S"i je n'ai pu toucher un amant qui m'adore. Que pourrai-je obtenir d'un père qui m'abhorre? Malheureuse! les dieux ont-ils doué tes pleurs De ces charmes puissants qui fléchissent les cœurs? Et tu crois attendrir un prince inexorable Que la soif de régner va rendre impitoyable; Qui, maître du plus fier de tous ses ennemis. Pour ne le craindre plus se croira tout permis! Funeste ambition, détestable manie, Mère de l'injustice et de la tyrannie, Qui de sang la première as rempli l'univers,