‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 446 sur 454 · ACTE IV, SCENE VII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE VII

Lorsqu'on ne peut plus vivre, il faut savoir mourir, Et se rendre quand rien ne peut nous secourir. A quoi me servira votre valeur suprême, Plus terrible cent fois pour moi que la mort même ? TuUie est un héros au-dessus du trépas. Qui viendra s'élancer à travers les soldats. Voulez-vous qu'à mes yeux on égorge ma fille Et l'héritier qui peut relever ma famille? Et comment osez-vous hasarder nos amis.

Dés que le moindre espoir ne nous est plus permis? Dans l'ardeur de tenter une vaine défense. Les ferez-vous périr pour toute récompense?

SEXTUS

Eh bien ! si rien ne peut nous sauver de la mort. Nous mourrons tous du moins dignes d'un meilcicÉRON. [leur sort.

C'est parler en soldat dont l'ardente manie Méprise également et la mort et la vie. Je suis père, et je dois mieux penser qu'un amant Qui ne consulte plus que son emportement. On n'en veut qu'à moi seul en ce moment funeste; Faut-il imprudemment sacrifier le reste ? Mon sang apaisera la fureur des tyrans. Ah ! laissez-lui l'honneur de sauver mes enfants. Calmez les fiers transports de ce cœur indomptable : Ma mort est désormais un mal inévitable. Ma fille, qui n'a plus d'autre soutien que vous, Aura-t-elle à pleurer son père et son époux? Adieu, mon cher Sextus ; adieu, chère Tullie : Pour m'aimer plus longtemps, conservez votre vie : On vient. Ah! c'en est fait. Dieux! quel moment

[allVeiix !

Hélas ! pour ma défense ils se perdront tous deux.

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