‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 77 sur 454 · I D A VI A N T E · texte numérisé non relu

I D A VI A N T E

Qui doit oarlir?

26 IDOMÉNÉË.

IDOMÉNÉE

Vous.

IDAMANTE.

Moi! Ciel! qu'entends-je?

Voiis-mùme, Il fallait accepter l'offre du diadème.

Fuyez, mon fils, fuyez un ciei trop rigoureux, Un rivage perfide, un père malheureux.

IDAMANTE.

Ciel ! qui m'a préparé cette horrible disgrâce ? La mort même enti-e nous ne peut mettre un espace. N'accablez point mon cœur d'un pareil désespoir. Je goûte à peine, hélas! le bien de vous revoir... Pourquoi régner? pourquoi faut-il queje vous quitte? Uuel est donc le projet que votre âme médite?

IDOMÉNÉE

Voyez par quels périls vos jours sont menacés ; Fuyez, n'insistez plus ; je crains, c'en est assez. Jugez par mon amour de ce queje dois craindre, Puisqu'à nous séparer ce soin m'a pu contraindre; Jugez de mes frayeurs... Ah ! loin de ces climats Allez chercher des dieux qui ne se vengent pas.

IDAMANTE.

Eh! que pourrait m'olfrir une terre étrangère. Que des dieux ennemis, si je ne vois mon père? Vos dieux seront les miens: laissez-moi, près devons, De ces dieux irrités partager le courroux.

IDOMÉNÉE

Ah! fuyez-moi... fuyez le ciel qui menvironne. Fuyez, mon fils, fuyez.*., puisque enfin je l'ordonne; Et, sans vous informer du secret de mes pleurs, Fuyez, ou redoutez le comble des horreurs. Avec vous à Samos conduisez Lrixène.

IDAMANTE.

Seigneur...

Ce ne doit plus être un objet de haine Des crimps de son père immolé par nos lois La fille n"a point dû porter l'injuste poids. Adieu : peut-être un jour le destin moins sévère Vous permettra, mon fils, de revoir votre père. Dérobez cependant à des dieux ennemis Une princesse aimable, un si généreux fils...

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