ACTE IV, SCENE II
Il m'en a trop coûté pour les avoir suivis.
Vois ce qu'à tes conseils aujourd'hui trop soumise
Je viens de recueillir d'une vaine entrepiise;
Vois ce que ta fureur et la mienne ont produit :
Mon départ et ma honte en seront tout le fruit.
Je ne reverrai plus ce prince que j'adore ;
Et, pour comble d'horreur, mon amour croit encore !
En armant contre lui mon devoir inhumain.
Cruelle! tu m'as rais un poignard dans le sein.
Cher prince, pardonnez...
ISMÈNE
Je le vois qui s'avance.
De vos transports, du moins, cachez la violence.
Eh! comment les cacher? Je sais que je le dois; Mais le puis-je, et le voir pour la dernière fois? Fuyons-le cependant ; sa présence m'étonne.