SCENE PREMIÈRE ATRÉK, EURISTHÈNE. ALCIMÉDON
ATREK
Avec l'éclat du jour, je vois enfin renaître L'espoir et la douceur de me venger d'un traître ! Les vents, qu'un dieu contraire enchaînait loin do Semblent avecles flots exciter mon courroux: [nous. Le calme, si longtemps fatal a ma vengeance, Avec mes ennemis n'est plus d'intelligence : Le soldat ne craint plus qu'un indigne repos Avilisse l'honneur de ses derniers travaux. Allez, Alcimédon : que la flotte d'Atrée Se prépare à voguer loin de l'île d'Eubée : Puisque les dieux jaloux ne l'y retiennent plus,
5 0 atri:e et tuyeste.
Portez à tous ses chefs mes ordres absolus.
(a ses gardes,) [thène;
Que tout soit prêt. El vous, que l'on cherclie Plis- Je l'attends en ces lieux. Toi, demeure, Eurislhène.