SCENE II OLYMPE, VIRGINE, CARLIN
VIRGIXE.
Hé bien, quelle nouvelle?
Le marquis?
CARLIX.
Ton air fin lui brouille la cervelle; Du grand don d'être beau toutcntêlé qu'il est, Il voit rire toujours quand on lui dit qu'il plaît. Ton sérieux le charme; et, ce soir, il se compte D'aller, en t'épousant, gagner le nom de comte. Son fait à retirer le met seul en souci.
OLYMPE
Doit-il venir bientôt?
CARLIX.
Je le croyais ici.
Il aura sur ses pas trouvé quelque marquise.
OLYMPE
Mais, par le chevalier s'il voit la place prise, N'aura-t-il point d^ombrage?
CARLIN
Il n'en est plus jaloux, Et cela, grâce au bien que l'on a dit de vous. Madame la comtesse, outre la gueuserie.
Vous a donné d'un plat dé sa maloiserie ; Si vous ne le savez, vous tombez du haut mal.
OLYMPE
.\ se rendre crédule il n'a point son égal.
CARLIN
Ces prétendus défauts peuvent tant sur son âme, Qu'avecjoieàson frère il vous cède pour femme.
VIRGIXE.
Mais, dégagé d'ici, quand il voudra ce soir .Aller chezla comtesse essayer son pouvoir.