‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 1118 sur 1518 · DON CÉSAR D'AVALOS, ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

DON CÉSAR D'AVALOS, ACTE III, SCÈNE IV

Hé, mon Dieu, laisf;e faire L'amour, sous quelque habit qu'il s'ose déguiser, A toujours certaius temps dont il sait bien user. Le plus grand embarras où par là je puisse être. Consiste à voir des gens que je devrais conuaître. C'est dont, sans grande peine, ou ne vient pas à bout.

CAULIN.

La mémoire malade est un remède à tout.

D. CÉSAR

La fuite de Madrid jointe à mon mariage,

M'a fait jouer d'abord un mauvais personnage.

Sans toi j'étais perdu.

CARLIN

Je viens par Béatrix De me faire conter l'aventure du fils.

Ainsi je parle instruit; mais Béatrix est bonne. J'ai feint eu vouspour elle une amitié friponne. Qu'ensemble, au tempsjadis, dans vos transports

[ardents.

Vous aviez rendez-vous. Elle a donné dedans. Et ce qu'elle m'a dit m'a fait voir qu'avec elle L'Indien certains soirs allait en sentinelle. Mais lorsque vous passez pour don Lope en ces lieux, S'il allait revenir?

D. CÉSAR

11 n'en serait que mieux.

La rcssemblanceest telle entrenous, que peut-être J'aurai peine au besoin à me faire connaître. On peut de don César nie disputer le nom, Mais au moins as-tu su celui du père?

D. CÉSAR

Delà fille?

CARLIN

Aussi peu.

D. CÉSAR

Ce point est nécessaire.

S'il fallait en parler par hasard, comment faire : Puisqu'avec Béatrix...

CARLIN

Au premier entretien, Je saurai l'un et l'autre, ils ne tiennent à rien. Mais voici cette sœur dont la beauté vous pique.

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