SCÈNE VII GLAUCUS, CmCÉ, PALÉMON, DORINE
CIRCÉ
Hé bien, prince, avez-vous trouvé dans mon palais
Les merveilles qu'on en publie?
El l'heur d'y pouvoir vivre en paix
Peut-il mériter qu'on oublie Qu'il soit ailleurs des biens à flatter les souhaits?
Ce qui s'offre à mes yeux passe toute croyance, Tout brille ici partout d'un éclat sans pareil;
Et par plus de magnificence
L'illustre lille du Soleil Ne pouvait soutenir l'honneur de sa naissance.
CIRCÉ
Je puis à ce jardin ajouter des beautés Capables de toucher votre àme.
Naissez, berceaux, et par vos raretés Charmez si bien ses yeux, qu'il se plaise...
(Un berceau s'élève tout à coup, soutenu par des statues de hronze qui le forment, et en sont comme les>upports. Il est embelli d'un bassin avec un jet d'eau, et environné de plusieurs grenouilles, sur lesquelles il y a de petits enfants assis.)
GLAUCUS
Ah, madame !
Perdez cet obligeant souci, Il n'en faudrait pas tant pour me charmer ici. Un seul bien...
CIRCÉ
Quel qu'il soit, s'il est en ma puissance, Parlez, je ne réserve rien.
GLAUCUS
Après une telle assurance,
Quel bonheur est égal au mien!
Oui, madame, de vous dépend ce que j'espère. C'est dans votre palais que mon cœur satisfait Peut n'avoir plus aucun .souhait à faire.
J'y jouirai d'un heur parfait; Et si de vos boutés rien n'empêche l'effet. Point de félicité qui puisse ailleurs me plaire.
Charmé, dégagé de souci.
Vous me verrez,' par d'éternels hommages, Tâcher de mériter les heureux avantages
Que je puis rencontrer ici.
DORINE, à Circé.
11 vous aime, en voilà d'assez clairs témoignages.
CIRCÉ
Dorine, tout va bien, le charme a réussi.
(A Cilaucus.)
Sans m'expliquer votre reconnaissance.
Dites-moi seulement ce que je puis pour vous.
GLAUCUS
Prendre pitié d'un feu dont les charmes trop doux Ont trouvé mon cœur sans défense.