‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 1197 sur 1518 · SCENE VIII GLAUCUS, PALÉMON · texte numérisé non relu

SCENE VIII GLAUCUS, PALÉMON

GLÂDCUS.

Si jusque sur Sviia sa fureur s'ose étendre... Ciel !

PALKMOy.

Vous deviez la ménager.

GLAUCUS

Sa retraite n'est point un effet de ses charmes. Si par l'air ti sa fuite un chemin est ouvert. C'est un dieu contre moi qui lui prête des armes, Je ne l'ai que trop découvert.

PALÉMON

Tant pis si quelque dieu la sert.

J'en prendrais encor plus d'alarmes.

GLAUCUS

Tu me verrais inquiété De voir agir la suprême puissance.

Si je n'avais quelque assurance D'avoir divinité contre divinité.

Vénus hait le Soleil et prendra ma défense, La voici qui paraît au milieu des amours. Venez, et par vos chants rendez-la-moi propice, Vous, dont ici la voix m'est un charmant secours Pour adoucir l'ennui qui cause mon supplice.

(IcN)a voit descendre Véûus dans son palais, dont l'architecture est composée et ornée de quantité d'Amours qui soutiennent la corniche. Ils sont de marbre blanc Jusqu'au milieu du corps, dont le bas se forme en fleurons d'or, et se termine en consoles enrichies d'ornements aussi d'or. Ils portent sui' leurs tètes des paniers de fleurs, d'oii pendent de grands festons qu'ils retiennent avec leurs mains, en sorte qu'ils retombent entre les feuillages de leurs queues, et fout une chute sur la console. Le piédestal se trouve directement dessous, orné de panneaux d'azur veiné d'or. De grands festons de fleurs tombent du milieu des frises, dans lesquelles, d'espace en espace, sont peints des coeurs percés de flèches, avec des carquois et d'autres ornements. L'optique représente deux Amours de même symétrie que les autres, avec un berceau soutenu par quatre Amours enferme de termes qui le supportent. Il est fait de feuillages et de jasmins, au milieu desquels on voit une table de marbre blanc, remplie de corbeilles de fleurs et de vases. Tandis que Vénus descend dans ce magnifique palais, on chante les paroles suivantes.)

Page 1