‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 1209 sur 1518 · SCENE VII CIRCÉ, DORINE · texte numérisé non relu

SCENE VII CIRCÉ, DORINE

DOHINE.

Enfin, vous n'avez plus à vous faire une boute Du peu de pouvoir de votre art.

Si vous cédez, un dieu seul vous surmonte, El les dieux ont leur droit à part.

CIRCÉ

Glaucus est dieu, je le confesse ; Mais si contre les dieux mon arl ne peut agir, Du coté de l'amour, ai-je moins à rougir,

D'avoir montré tant de faiblesse.

Sans pouvoir de Glaucus mériler un soupir.

C'est là surtout ce qui m'oulrage.

La fille du Soleil tient-elle un rang si bas,

CIRCÉ, ACTE IV, SCÈNE X

Qu'ayant oITeit son cœur, elle ne vaille pas Qu'un dieu comme Glaucus se fasse un avantage

De soupirer pour ses appas?

Lui-mômc qui me traite avec tant d'arrogance, Qu'élait-il (|u'uu pêciieur, avant que le destin

Lui fil (les dieux partager la puissance? Ne nous démentons point, et jusques à la fin, De l'aflronl qu'on me faitpoursuivons la vengeance.

DOIU.NE.

Que pouvcz-Yous contre l'ctrcdiviu?

CIRCÉ

Encor si Galatée, ou quelque Néréide, Avait disposé de son cœur. Je me plaindrais de mon malheur,

Et du courroux du ciel qui contre moi décide,

Le rang de ma rivale adoucirait l'aigreur. Mais que Sylla sur moi l'emporte,

Qu'il m'ose de Sylla...

DOBINE.

Madame, je le voi.

Calmez l'ennui qui vous transporte, Et contre une douleur si forte.

De vous-même pour vous daignez prendre la loi.

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