SCÈNE VII GLAUCUS, CIRCÉ, DORI.NE
GLAUCUS
Venez, venez, barbare, il manque à vos fureurs Pour goûter pleinement votre lâche vengeance, D'offrir à vos regards les indignes horreurs
Qui confondent mon espérance.
Hélas! C'est donc ainsi que l'orage est calmé? Sylla dont vous deviez m'assurer la tendresse,
Sylla dont à mon cœur charmé Vous promettiez...
CIRCÉ
L'effet a suivi ma promesse; Si vous aimez Sylla, n'êtes-vous pas aimé?
GLAUCUS
Je le suis, il estvrai,mais c'estpour mon supplice;
C'est pour la voir par de tendres soupirs. Me demander la fin des cruels déplaisirs Où de votre rigueur l'expose l'injustice. Devenir ce qu'elle est, quoique sans rien souffrir, A tous insupportable, odieuse à soi-même.
C'est plus mille fois que mourir.
Jugez, si ma peine est extrême.
J'ai causé son malheur, je l'adore, elle m'aime,
Et je ne puis la secourir.