SCÈNE VIII
LA COMTESSE, OLYMPE, LE CHEVALIER, VIR- GINE, MÉLISSE, CÛMUS, suite de Co.mus.
0Ly.MPE.
On dirait qu'il sort eu courroux.
LA COMTESSE
Il aura tout loisir de s'en rendre le maître; Cependant divertissons-nous.
CO.MUS
Tandis que vous ferez une épreuve agréable Des douceurs que ces fruits offrent aux curieux,
L'Amour qui m'emploie en ces lieux, M'a fait chercher ce qu'il a cru capable
De pouvoir attacher vos yeux.
Allons, faites de votre mieux.
Et qu'à l'envi chacun se montre infatigable.
(La comtesse s'avance avec Olympe et le chevalier vers les corbeilles de fruits ; et, tandis qu'j chacun choisit ce qui flatte le plus son goût, les paysans qui ont ordre de divertir la comtesse, après avoir fait quelques figures pour marquer leur joie, font un jeu avec des bâtons, et l'ont il iieine fini, que, sans sortir du lieu où ils sont, ils paraissent tous en un moment vêtus en arlequins, et réjouissent la comtesse par mille figures plaisantes.)
LA COMTESSE
On voit avec plaisir de semblables combats, Qui ne fout craindre pour personne.
COMUS
11 serait malaisé qu'ils manquassent d'appas, Quand c'est l'Amour qui les ordonne.
Mais il est d'autres dieux que moi, Qui se sont mêlés do la fête :
Vertumno y prend part; et je voi Qu'ainsi que Pomoiie il s'apprête A raisonner sur son emploi.
(l'omone et Vcrlumne s'avancent, et chantent le dialogue qui suit.)