‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 1261 sur 1518 · DIALOGUE DE VEKTUMNE ET DE POMON'E · texte numérisé non relu

DIALOGUE DE VEKTUMNE ET DE POMON'E

VEIIÏUMNE.

De quel chagrin, Pomone, as-tu l'àme saisie?

l'OMO.NE.

Si Vertuiniie a des yeux, doit-il le demander? Je suis, quoique déesse, obligée à céder. Puis-je le voir sans jalousie, Quand en faveur d'un amant inconnu J'ai promis de venir régaler cette belle ? J'avais cru ne trouver en elle Que les appas d'une simpie mortelle Pour qui l'amour était trop prévenu; Mais les divinités n'ont rien qui la surpasse, Il n'est d'éclat qu'elle n'efface ; Et je viens d'avoir la douleur, Qu'auprès d'elle mes fruits ont changé de couleur: Après un tel affront, puis-je être sans colère?

VERTUM.NE.

J'aurais la même plainte à faire.

J'ai beau, comme dieu des jardins, Chercher à lui fournir toujours des fleurs nouvelles. Son teint en a de naturelles.

Dont l'éclat ternit mon jasmin.

POMO.NE.

L'aveu que nous faisons augmente sa victoire.

VERTUMXE.

Le moyen de s'en dispenser?

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