DON BERTRAND DK CIGARRAL, ACTE H, SCÈNE I
Gl
li nio proriù pour un hommcà bien lourde cervelle.
D. ALVAR
Il crnit par re billet que je dois vous laisser, Vous oter sur ce poinl tout lieu de balancer; El veut, comme bon gendre, épargner à voire âge La peine et l'embarras de faire ce voyage.
D. CARCIK.
En cfTcl, Yllescas est bien loin de Madrid!
D. A1.VAR
Enfin, vous résoudrez sur ce qu'il a souscrit.
D. GARCIE, lit.
« Pardevant Alonso Ruys et Domingo Sanchez, « notaires royaux à Tolède, est comparu don Ber- « trand de Cigarral, lequel de sou bon gré, et « sans aucune contrainte, a reconnu et confesse « avoir reçu de don Garcie de Contreras une sienne " fille, avec ses tâches bonnes ou mauvaises, se • soumettant d'en faire au plus tôt son épouse légitime, et de la lui rendre telle et aussi entière lonlefois et quanics qu'elle lui pourra cire « demandée pour nullité de fait. En témoin de « quoi ils ont signé.
■ A Tolède, ce 19 de mai 16ûI.
" D. Bertrand de Cigarrai,.
» A1.0XS0 Ruvz.
« Domingo Sa>xhez. »
isabelle.
A-t-on jamais parlé de telle extravagance?
D. GARCIE
Il a perdu l'esprit avecque sa quittance. Traiter ainsi ma fille! Où diable a-t-il pensé De l'attendre au moyen de son récépissé"?
(A don Alvar.) [conne?
Mais de grâce, entre nous, qu'est-ce qu'il en soup- Croit-il que je la vends, ou bien que je la donne?
D. ALVAR
Ce caprice pour lui m'oblige de rougir ;
Mais j'ai beau l'en blâmer, c'est sa façon d'agir,
Il ne peut s'en défaire.
Elle est assez étrange.
D. GARCIE, à Isabelle.
Ne t'inquiète point, en moins de rien on change; Il ne sera pas tel que nous nous figurons. Et nous recevra mieux que nous ne l'espérons. Ne différons donc'plus. et partons sans remise.
Hélas, quelle espérance à mon âme est permise !