‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 1366 sur 1518 · LE FESTIN DE PIERRE, ACTE V, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

LE FESTIN DE PIERRE, ACTE V, SCÈNE IV

Aurait cubcauchcrclicrpoiirti'ouvermiciixfiuehii. Il a (le l'amitié. •■ Croyez-moi qu'une femme Sera la bien... Kl puis il la fera grand'dame. D. JU.\N, à Léoiior.

Ne nous arrêtons point, ma belle, j'aurais peur Que quelqu'un ne survint.

SGANARELl.E, bas à Vuscah.

C'estJe plus grand trompeur...

PASCALE, n D. Juan.

OÙ donc nous menez-vous?

D. JUAN

Tout droit cbcz un notaire.

PASCALE

Non, monsieur, dans le bourg il serait nécessaire D'aller chez sa cousine, afin qu'étant témoin. De votre foi donnée...

D. JUAN

Il n'en est pas besoin.

Monsieur le médecin, et vous, devez suffire.

LÉOXOn, à Pascale.

Sommes-nous pas d'accord'?

D. JL'AX.

Il ne faut plus qu'écrire.

Quand ils auront signé tous deux avecque nous, Que je vous prends pour femme, et vous, moi pour C'est comme si... [époux,

PASCALE

Non, non, sa cousine y doit être.

SGAKARELLE, bas à Pascale.

Fort bien.

LÉONOB.

Quelque amitié qu'elle m'ait fait paraître, Si chez elle il n'est pas nécessaire d'aller. Ne disons rien, peut-être elle voudrait parler.

D. JUAN

Oui, quand on veut tenir une affaire secrète. Moins on a de témoins, plus la chose estbien faite. PASCALE. [éclat.

Mon Dieu, tout comme ailleurs, chez elle sans Les notaires du bourg dresseront le contrat.

SGANARELLE

Pourquoi vous défier? Monsieur a-t-il la mine

[Bas, à Pascale.)

D'être un fourbe? Voyez. Ferme chez la cousine.

D. JUAN, û Léonor.

Au hasard de l'entendre enfin nous quereller. Avançons.

PASCALE, arrêtant Léonor.

Ce n'est point par là qu'il faut aller, Vous n'êtes pas encore où vous pensez, beau sire.

D. JUAN, à Léonor.

Doublons le pas ensemble, il faut la laisser dire.

SCEiXE IV

LA STATUE du commandeur, D. JUAN, Ll'ONOIi, PASCALE, SGANAHELLE.

LA STATUE, prenant D, Juan par la main. Arrête, don Juan.

Ah I Qu'est-ce que je voi?

Sauvons-nous vite, hélas!

D. JUAN, tâchant & se défaire de la statue.

Ma belle, attendez-moi.

Je ne vous quitte point.

■ LA STATUE

Encore un coup, demeure.

Tu résistes en vain.

SGANARELLE

Voici ma dernière heure, C'en est fait.

D. JUAN, o la statue.

Laisse-moi.

SGANARELLE

Je suis à vos genoux, .Madame la slalue, ayez pitié de nous.

LA STATUE

Je t'attendais ce soir à souper.

D. JUAN

Je t'en quitte, On me demande ailleurs.

LA STATUE

Tu n'iras pas si vite.

L'arrêt en est donné, tu touches au moment Où le ciel va punir ton endurcissement. Tremble.

Tu me fais tort quand tu m'en crois capable. Je ne sais ce que c'est que trembler.

SGANARELLE

Détestable!

LA STATUE

Je t'ai dit, dès tantôt, que tu ne songeais pas Que la mort chaque jour s'avançait à grands pas; Au lieu d'y réfléchir, tu retournes au crime. Et t'ouvres à toute heure abime sur abîme. .Vprès avoir en vain si longtemps attendu, Le ciel se lasse; prends, voilà ce qui t'est dû.

[La statue embrasse D. Juan, rt un tnnmcnl après tous les deux sont abimés.) D. JUAN.

Je brûle, etc'esttrop tard que mon âme interdite... Ciel !

SGANARELLE

Il est englouti, je cours me rendre ermite. L'exemple est étonnant pour tous les scélérats. Malheur à qui le voit, et n'en profite pas.

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