CÈNE IV
D. GAHCIU:, I). lîKmitAMJ, D. ALVAR, D. FliLlX, ISABI::LI.E masw'é'', LÊOAOlt, JACINTE, GL'ZAliLN, MENDOCE.
Ouelle fii)
JAriXTE.
d'iiomnie '
;ure u iiomnie:
0 le vilain époux!
Est-il rien de plus laid ?
D. UERTRANT).
ISeau-père, approchez-vous, [A don Ali'ar.) A mes ordres ainsi vous êtes réFractaire, Et vous m'avez enfin amené le beau-père.
D. GARCIl-;. .
Je vieus vous témoigner qu'eu vain...
D. BERTRAND
Sans compliment Oyez un mot ici.
JACI.M'E, (i hiibcllc regardant Léonor, C'est elle assurément, C'est cette blonde sœur de don Alvar éprise; Mais voyez don Félix...
0 ciel, quelle surprise!
Que don Félix ainsi vienne mal à propos Jusqu'ici me déplaire et troubler mon repos!
D. FELIX
Meudoce, elle me voit.
D. G.^RCIE, à D. Bertrand.
C'est une afTaire faite, Sa volonté se borne à ce que je souhaite.
D. BERTRAND
Je puis donc lui parler ainsi qu'il me plaira?
u. GARCIE.
Sans doute.
Et mon discours...
D. GARCIE
Soudain la charmera.
D. BERTRAND
Je m'en vais l'aborder. Ah ! madame Isabelle, Ou bien vous êtes laide, ou bien vous êtes belle : Or, si vous êtes laide, il vous faut sur ma foi, Ne montrer vos laideurs à personne qu'à moi; x El si vous êtes belle, à bon droit j'appréhende; ^ Car la fragilité du sexe est assez grande Aiusi soit belle ou laide, et dùt-on s'en moquer, C'est fort bien avisé que vous faire masquer.
ISABELLE, (i Jiichlle.
L'impertinent discours 1 Quelle réponse y faire?
JACINTE
Songez-y toutefois, il l'attend.
D. BERTRAND
Oh I beau-père, Elle ne répond point, qui peut l'eu empêcher?
D. GABilE.
Ccuitre la modestie elle craint de pécher?
D. BERTRAND
Sur le point de se voir richement mariée. L'aise la tient ainsi sans doute extasiée?
D. GARCIE
Parler bien ;'i propos est fort rare aujourd'hui.
D. BERTItAND.
Il est vrai, par soi-même on juge mal il'auliui : C'est donc ([u'elle n'a pas en main la répartie?
D. GARCIE
Je vous ai déjà dit que c est par modestie.
D. BERTRAND
Vous taircz-vous toujours, objet, ma passion?