I.e silence est l'etTet de l'admiration
Et vos rares vertus, qui font que je soupire,
M'étonnent tellement que je ne sais que dire :
Leur éclat a surpris mon cœur au dépourvu.
Et si sans vous coiinaitre, et sans vous avoir vu,
Les compliments civils dont votre lettre est pleine
M ont interdit les sens, et mis l'àme à la gêne.
Jugez si je les puis aisément rappeler,
Et vous voyant vous-même, et vous oyant parler.
1). ALVaR, Il Gii:mini.
Il ne s'aperçoit pas qu'on le raille.
D. BERTRAND
Ah, galante!
Plus matoise ([ue vous n'est pas trop innocente. Hé bien, que dites-vous de ce discours adroit. Ma sœur?
LÉOXOR.
Qu'elle répond comme une autre ferait.
D. BERTRAND
Et mon cousin?
D. ALVAR
Qu'il faut que tout autre lui cède, Et qu'elle a trop d'esprit pour ne pas être laide.
D. FÉLIX, bas.
J'éprouve le contraire, hélas, à mes dépens.
LÉONOR
Faites-la démasquer, mon frère, il en est temps.
D. BERTRAND
Oui, çà, voyons un peu quelle est votre figure, Et si vous n'êtes point de laide regardure.
ISABELLE, se démanjuaiil.
C'est à moi d'obéir, puisque vous l'ordonnez.
D. ALVAR
Qui vois-je! Hélas, Guzman !
GUZMAN
Quoi donc, vous en
D. FÉLIX, à ileiuhce.
A la voir seulement que mon àme est ravie!