‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 143 sur 1518 · I.e silence est l'etTet de l'admiration · texte numérisé non relu

I.e silence est l'etTet de l'admiration

Et vos rares vertus, qui font que je soupire,

M'étonnent tellement que je ne sais que dire :

Leur éclat a surpris mon cœur au dépourvu.

Et si sans vous coiinaitre, et sans vous avoir vu,

Les compliments civils dont votre lettre est pleine

M ont interdit les sens, et mis l'àme à la gêne.

Jugez si je les puis aisément rappeler,

Et vous voyant vous-même, et vous oyant parler.

1). ALVaR, Il Gii:mini.

Il ne s'aperçoit pas qu'on le raille.

D. BERTRAND

Ah, galante!

Plus matoise ([ue vous n'est pas trop innocente. Hé bien, que dites-vous de ce discours adroit. Ma sœur?

LÉOXOR.

Qu'elle répond comme une autre ferait.

D. BERTRAND

Et mon cousin?

D. ALVAR

Qu'il faut que tout autre lui cède, Et qu'elle a trop d'esprit pour ne pas être laide.

D. FÉLIX, bas.

J'éprouve le contraire, hélas, à mes dépens.

LÉONOR

Faites-la démasquer, mon frère, il en est temps.

D. BERTRAND

Oui, çà, voyons un peu quelle est votre figure, Et si vous n'êtes point de laide regardure.

ISABELLE, se démanjuaiil.

C'est à moi d'obéir, puisque vous l'ordonnez.

D. ALVAR

Qui vois-je! Hélas, Guzman !

GUZMAN

Quoi donc, vous en

D. FÉLIX, à ileiuhce.

A la voir seulement que mon àme est ravie!

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