‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 1426 sur 1518 · SCÈNE V LA COMTESSE, LE MAUQUIS · texte numérisé non relu

SCÈNE V LA COMTESSE, LE MAUQUIS

LA COMTESSE

En vérité, monsieur le marquis, je souffre beaucoup à vous voir dans cet équipage. Si quelqu'un venait à vous découvrir, que dirait-on?

LE MARQUIS

Ne vous inquiétez point pour moi. Je me suis fait apporter en chaise à trois pas de chez madame Jobiu. Je vous ai jointe à sa porte, et, m'en retournant avec la même précaution, je ne cours aucun péril d'être vu. Il est vrai, madame, que vous m'auriez épargné ce déguisement, si vous donniez moins dans les artifices de votre devineresse, qui Devons dit toutes les fadaises qui vous font peur, que pour attraper votre argent.

LA COMTESSE

Vous me croyez donc sa dupe?

Est-ce que vous ne lui donnez rien?

LA COMTESSE

Il faut bien que chacun vive de son métier.

LE MARQUIS

Le métier est beau de parler au diable, selon vous s'entend, madame; car je ne suis pas persuadé que le diable se communique aisément. A dire vrai, j'admire la plupart des femmes. Elles ont une délicatesse d'esprit admirable; ce n'est qu'en les pratiquant qu'on en peut avoir, et elles ont le faible de courir tout ce qu'il y a de devins.

LA CO.MTESSE.

Ce sont tous fourbes?

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