‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 146 sur 1518 · DON BERTRAND DE CIGARRAL, ACTE III, SCÈNE I · texte numérisé non relu

DON BERTRAND DE CIGARRAL, ACTE III, SCÈNE I

Il s'est bien adressé pour rencontrer sa dupe; Mais comme il se l'ait tard, nn autre soin m'occupe. De quoi souperons-nous"? Ma maîtresse, allons voii' Si l'hotc a quelque chose à nous donner ce soir, Nous choisirons ensemble un morceau de régale, Venez.

(// lui préieiUf sa iiwiii sinis ijant.) ISAHKLI.E.

Ah!

D. BlillTRAND.

Ce n'est rien, ce n'est qu'un peu de gale, Je tâche à lui. jouer pourtant d'un mauvais tour; Je me Irotle d'onguent cinq ou six fois par jour. Il ne m'en coûte rien, moi-même j'en sais faire ; Mais elle est à l'épreuve, et comme héréditaire ; Si nous avons lignée, elle en pourra tenir. Mon père en mon jeune âge eut soin de m'en fournir; Ma mère, mon aïeul, mes oncles et mes tanlcs Ont élé de tout temps et galants et galantes; C'est un droit de famille où chacun a sa part; Quand un de nous en manque il passe pour bàlard.

D. GABCIE.

Elle vous tient donc lieu de lettres de noblesse?

Le cœur me va manquer, si ce discours ne cesse.

D. BERTBAND.

Je vous entends, la belle, allons le raffermir, Et puis nous songerons un moment à dormir.

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