SCÈNE V MADAME JOBIN, M. GILET, LE CHEVALIER
LE CHEVALIER
Deux mois, je vous prie, pour une chose dont j'aurais oublié de vous avertir. (// lui parle bas.)
MADAME JOBIN
J'y prendrai garde.
LE CHEVALIER
En voyez-vous assez bien la conséquence?
Il ne me faut pas tant dire.
LE CHEVALIER
Songez-y bien au moins.
MADA.ME JOBIN.
C'est assez.
LE CHEVALIER
S'il arrivait par hasard...
M. GILET, au chevalier.
Pourquoi importuner madame Jobin quand elle vous dit que c'est assez?
LE CHEVALIER
Je vous trouve bon de le demander.
M. GILET, tirant l'épée.
.\.h! Vous faites l'entendu.
MADAME JOBIN'
Eh! Monsieur Gilet.
M. GILET
Non, point de quartier, il faut que je l'estropie.
LE CHEVALIER
Comment, venir sur moi l'épée à la main?
{Il le pousse.) M. GILET, il laisse choir son épée.
Vous poussez trop fort. Diable, attendez.
LE CHEVALIER, ramassant l'épée de M. Gilet. Il ne faut pas faire l'insolent quand on ne sait pas mieux se battre que vous.
M. GILET, bas.
Est-ce que j'ai mis mon petit doigt de travers? LE CHEVALIER, à madame Jobin.
Il est heureux d'être ici, je le traiterais ailleurs
LA DEVINKRESSE, ACTE IV, SCÈNE VU
nu
comme il le mérite, mais je ne veux pas vous faire de bruit. Voilà son épéc.
MADAME JOIIIN.
Vous m'obligez fort d'en user ainsi.