SCENE IV
D.BERTRAND derrière /cîAé<l(/e, D. FÉLIX, LÉONOR, MENDOCE dans le fond du théâtre, GUZMAN caché.
LÉONOR
Qui frappe à cette porte? Est-ce vous?
Oui, c'est moi Qui viens vous rendre ici ce qu'un feu puret tendre...
LÉONOR
Parlez cncor plus bas, on pourrait vous entendre. Que vous me ravissez, et que j'ai souhaité Vous pouvoir un moment parler en liberté ! Mais je devrais montrer un peu plus de colère, Vous me voyiez tantôt, et vous pouviez vous taire?
D. FÉLIX
Mon amour s'exprimait assez par ma langueur, El mes yeux vous disaient les secrets de mon cœur: Mais devant don Bertrand vouspouvais-je, madame, Parler plus clairement de l'ardeur de ma flamme?
LÉONOR
Il est vrai qu'il s'oppose au bonheur de mes jours ; Maispour moi contre lui n'est-il point de secours?
D. FÉLIX
Oui, madame, il en est, et sans que je m'explique Je puis vous affranchir d'un joug si tyrannique : , Mais quoi que j'entreprenne, y consentirez-vousî i
LÉONOR. 1
L'amour...