DON BERTRAND DE CIGÂRRAL , ACTE IV, SCÈNE VI
GUZ.MAN, Il Jncinle.
La pièce est drôle
Moi, je vous ai parlé de toute cette unit"?
D. FÉLIX
Oui, madame, et prié de me couler sans bruit, Quand une voix soudain m'a fait quitter la place
Vous faites bien un conte, et de foi-l bonne grâce.
D. FÉLIX
Quoi, vous ne m'avez pas demande du secours Contre un hymen fatal au bonheur de vos jours. Juré que votre amour serait ma récompense?
Sans doute vous rêvez?
D. BERrnAND.
Perd-elle contenance?
Vous entretenez donc de nuit le cavalier. Et, quand à votre chambre on va vous épier. On vous blesse, on fait tort à votre prud'hommie ?
Quoi, peut-on me traiter avec plus d'infamie? Si j'ai vu de bon œil don Alvar ce matin, Apprenez que sans vous...
D. BERTRAND
C'est un brave cousin, Il veille à mon honneur comme je le souhaite.
LÉO.NOR
Ces soins de votre honneur ne sont qu'une défaite; Car dans sa chambre enfin don Alvar n'est entré...
D. BERTRAND
Je sais si c'est par ruse, ou de force, ou de gré, Taisez-vous.
LÉONOR
Dois-je pas?
Vous êtes forte en gueule ; Votre langue a passé de nouveau sous la meule, Elle est bien affilée.
LÉONOR
Ah ! je ne puis souffrir Qu'un traitre...
D. BERTRAND
Jusqu'à quand voulez-vous discourir?
LÉONOR
Ai-je tort de tâcher...
D. BERTRAND
Diable, que de paroles !
Enfin je vous mettrai dehors par les épaules.
LÉONOR
Quand pourvousdétromper je fais ceque jepuis...
D. BERTRAND, ia poussant rudemeni.
C'en est trop, allez voir là dehors si j'y suis.
ISAUKLLE.
Quelle brutalité !
JACINTE
C'est un fou personnage.