‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 181 sur 1518 · SCÈNE III GUZMAiN, JACINTE · texte numérisé non relu

SCÈNE III GUZMAiN, JACINTE

JACINTE

Hé bieh, Guzmau?

GUZMAN

Hé bien, Jacinte?

JACINTE

Que t'en semble?

GUZMAX.

Le bienheureux à qui la maîtresse sera!

On s'y presse, on s'y tue, et c'est à qui l'aura.

JACINTE

Don Alvar seul pourtant en poursuit la conquête. Car don Bertrand voudrait s'être fait moins de fête; Et quanta don Félix notre passionné.

Je lui viens de porter son congé tout signé.

GUZMAN

Tu l'as tiré d'erreur?

JACiNrE.

Cette seule croyance Qu'Isabelle eût de nuit tlatté son espérance, Le faisait obstiner; et son valet, sans moi, En eût payé l'amende, et tout du long.

GUZMAN

Pourquoi ?

JACINTE

De don Félix son maître il eut hier charge expresse De voir dans quelle chambre entrerait ma maîtresse; Espérant cette nuit lui parler sans témoin; L'étourdi cependant en prit si peu de soin. Que dans l'obscurité, prenant l'une pour l'autre, Il causa ce désordre arrivé dans la noire.

GUZMAN

De sorte qu'en effet il ignorait encor

Qu'ainsi pour Isabelle il eût pris Léonor,

Qui d'ailleurs, attendant don Alvar à même heure,

Dans cette même erreur jusqu'à présent demeure.

JACINTE

Elle est, à mon avis, plus à plaindre que tous D'aimer... Mais je l'entends, ce me semble, à sa De peur d'être surprise, adieu, je me retire, [toux ;

GUZMAN

Elle me disait vrai, la voilà qui soupire.

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