‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 226 sur 1518 · CI.ITON · texte numérisé non relu

CI.ITON

.Jamais en moins de temps je ne fis tel chemin.

ARGANTE

Il est vrai qu'on a fait du bruit dans le jardin, Et qu'ayant mis soudain la tôle à la fenêtre. J'ai vu marcher quelqu'un que je n'ai pu cou naître ; Mais quoique cette excuse ait assez de couleur, Il ne me suffil pas dans un si grand malheur; J'en veux, pour l'intcrôt de toute ma famille, Lire la vérité sur le front de ma fille, Son trouble ou son repos me le feront savoir. Je reviens.

{^Arçiaiite sort.) CLITON.

Ah ! monsieur, donnons-lui le bonsoir.

ono.NTK.

As-tu peur?

CLITON

Moi? Non pas, mais j'ai peu décourage.

Partout flamberge au vent vous trouvez bien pas- Vous vous échapperez, et le pauvre Clilon [sage. On l'enverra dormir à grands coups de bâton.

ORONTE

Écoule, on parle ici.

ARGANTE, parlant à Éraste qu'il a trouvé dans sa maison, et fermant la porte pour l'empêcher de voir Oronte. ncnieurez là, de grâce.

CLITON

Il ferme cette porte; ah, tout mon sang se glace!

ARGANTE, A Oroille.

■Vous m'aviez bien dit vrai, sortez vite et sans bruit. Votre ennemi... J'en tremble.

ORONTE

Hé bien?

Il vous poursuit.

Oui?

ARGANTE

Le demandez-vous? Éraste.

ORONTE

Quoi?

ARGANTE

Lui-même, Je l'ai vu là dedans.

ORONTE, à Cliton.

Voici le stratagème.

Par quels rares moyens je m'en suis éclairci !

ARGANTE

Vous nous perdrez tous deux si vous tardez ici; Hâtez-vous de sortir.

ORONTE, à Clilon.

Vois quelle est ma forlune.

cuTON. [mu ne.

Consolez-vous, monsieur, la chance en est com-

ARGANTR, Sf'ut.

Enfin d'un grand malheur j'ai su me garantir; Appelons ici l'autre, et le faisons sortir.

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