‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 291 sur 1518 · VENISE · texte numérisé non relu

VENISE

Son feu tàchnit par là de s'assurer du sien.

FABBICE.

Donc après cette épreuve il en peut tout atlcndro?

FÉNISE.

Oui, s'il l'aime en effet.

FABRICE

Il ne faut que l'entendre.

Il perd l'esprit pour elle.

FÉNISE.

Elle craint toutefois Que feignant de l'aimer il n'aime que sa voix, El croit moins son amour dans son cœur qu'en sa

[bouche.

Si sa seule beauté n'est pas ce qui le touche.

FABIIICE.

Sa beauté? J'en réponds, si c'est ce qui la tient, C'est d'elle à tout moment que le duc s'entretient. Sa voix aj'anl servi d'abord à l'introduire, 11 la louera toujours de peur de se détruire; Mais quoique par adresse il cherche à la flatler, Pour peu qu'elle fût laide, elle aurait beau chanter. Ébloui d'un amas de beautés entassées, Dont chacune à son tour promène ses pensées, Il trouve dans ses yeux, dans sa taille, en son port,

((i Féiiise qui son.)

Tous les charmes... Bonsoir.

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