L.\ DUCHESSE
Vos soins et vos respects semblent assez me dire Qu'en effet votre amour en reconnaît l'empire. Mais, degràce, sans fard, éclaircissonsun point. Me pourriez-vous aimer si je ne chantais point ?
LE DUC, ('< Fabrice.
Elle veut m'éprouver. Que dites-vous, madame?
LA DUCHESSE
Cette atteinte imprévue étonne votre flamme; Mais enfin pourriez-vous me garder votre foi. Si jusqu'ici quelqu'autre avait chante pour moi.
LE DUC
Sans votre belle voix, j'avouerais que peut-être Je n'aurais pas cherché sitôt <à vous connaître. Et que pour ce bonheur mes vœux moins empressés D'un soin si redoublé se seraient dispensés : Mais quand de mille attraits le ciel vous a pourvue. Songer à la révolte après vous avoir vue, C'est une trahison dont le crime honteux Ne souillera jamais la gloire de mes feux.
FÉNISE, à Laure.
Je n'en puis plus souffrir, le dépit me surmonte Tu vasvoir ma vengeance ou ma dernière honte.