OCT.WE
Ah! Seigneur...
JODEI-ET.
Je vous prie; L'honneur cède au profil, trêve de seigneurie.
OCTAVE
Quoi, seigneur, votre Octave...
JODELET
Achevons en un mot.
Eh bien, Octave soit, Octave n'est qu'un sot.
OCT.WE, n« roi.
Fédéric est vaillant, mais...
JODELET
Oh, comme ils me vendent!
Avec tous leurs respects, les matois s'entr'enteu- ENRiQUE. [dent.
Mais, seigneur...
JODliLET.
Voici l'autre.
LE ROI
k\\ ! C'en est trop enfin; Il faut l'abandonner à sou lâche destin.
ENRIQUE
Quoi, prince...
'-- Vous avez les visières mal nettes.
LE ROI
Savez-vous en quels lieux, et devant qui vous êtes?
JODELET
Devant vous, à peu près.
LE ROI
Tremblez donc.
JODELET
Et pourquoi?
Si je suis devant vous, vous êtes devant moi.
ENRIQUE
C'est le roi qui vous parle.
JODELET
Ah ! Qu'il ne vous déplaise ; Le roi voit maintenant jouter fort à son aise. Je sais ce qui se passe, et je le vais trouver.
LE ROI
Qu'après sa trahison il m'ose encor braver, Et joigne impunément, le mépris à l'injure!
JODELET
Vous m'accuseriez donc de quelque forfaiture?
ENRIQUE
Voyez votre équipage, il parle contre vous.
Ah! Je m'en doutais bien, vous êtes des filoux; Et pour niiriix m'i'scroquer toute ma braveric...
LE liOI.
Cessez une si basse et froide raillerie. Pour la dernière fois, prince...
JODELET
Cela va bien, Prince, je le suis donc sans que j'en sache rieu?
ENRIQUE
Songez qu'un si haut rang que don ne la naissance...
JODELET
Je sais qu'èlre marquis est de ma compétence, Mais, prince?
LE BOI
Quoi, toujours...
JODELET
Eh bien, rien n'est gâté.
Je consens pour vous plaire à la principauté, Tout coup vaille.
LE ROI
Non, non, suivez votre caprice, D'une si lâche feinte appuyez l'artifice. Attendant que le temps nous en fasse raison, Je veux que ce château lui serve de prison, C'est de quoi vous irez avertir Isabelle, Je commets ce dépôt à sa garde fidèle; Mais, quoiqu'il se déclare indigne de ce rang. Qu'elle respecte en lui la dignité du sang, Qu'elle le traite en prince, et que chacun lui rende Ce que dans mes États ce grand titre demande.