‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 389 sur 1518 · JODELET, ENRIQUE, OCTAVE, SOLDATS · texte numérisé non relu

JODELET, ENRIQUE, OCTAVE, SOLDATS

JODELET

Ma foi, je n'y vois goutte, ils ont beau haranguer. Eux, ou moi, nous avons le don dextravaguer. Je ne me trompe point, je me tàte, retàte, Et sous d'autres habits je sens la même pâte. Oui, tous mes tâtemenls sont ici superflus, Je suis encor moi-même, ou jamais ne le fus. Je suis ce que je suis, en soi ce qui peut être ; -Mais pourquoi m'obstinerà neme point connaître? Puisque chacun ici d'une commune voix Soutient que je suis prince, il faut que je le sois. On est plus grand seigneur quelquefois qu'on ne Tâchons de rappeler notre réminiscence, [pense.

ENRIQUE

Quoi, seigneur!

JODELET

Je le suis, il n'est rien de plus vrai. C'est par votre suffrage, et je m'en souviendrai. Si mon pouvoir de prince u n peu loin peut s'étendre. Allez, consolez-vous, je vous ferai tous pendre.

ENRIQUE

C'est vouloir notre perle avec peu de raison.

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