I.AURE
Ahl Si vous êtes libre, ôtez-moi de souci ; La foudre gronde encore, éloignez-vous d'ici.
FÉDÉRIR.
Moi,vousabaQdonner? Qu'elle gronde, menace, [ce? Qu'ai-jeàcraindre, madame, un autre tient ma pla-
LAUllE.
Songez que votre amour ose trop espérer, Prince, et qu'un tel abus ne peut longtemps durer.
OCTAVE
Oserai-je parler, seigneur? Avant qu'il cesse, Proposez votre hymen avecque la princesse, Le roi s'en indignant, l'effet de son courroux Tombe sur ce brutal qui passe ici pour vous ; Et s'il peut consentir à voir votre hyménée Rendre dans vos États la guerre terminée, Vous lèverez le masque; enfin par ce moyen Vous pouvez tout gagner, et ne hasardez rien.
FÉDÉRIC
Madame, approuvez-vous un avis si fidèle?
LAURE
Nous ne saurions d'Octave estimer trop le zèle ; Mais qui trouvera-t-on qui l'ose proposer?
FÉDÉRIC
Moi, madame, pour vous je pourrai tout oser.
LAURE
Comme j'ignore encor quelle est votre fortune...
FÉDÉRIC
La rencontre sans doute en est fort peu commune; Mais pour songer, madame, à vous l'expliquer mieux Il faudrait que le temps me fût moins précieux, Il faudrait que ma foi...
OCTAVE, monlnmi à Fédéric Jnililct qui entre.
Seigneur.