LE GEOLIER DE SOI-MÊME, ACTE III, SCÈNE IX
Prince, et cette constance an milieu de l'orage. De ce que vous valez est un clair témoignage : Aussi ce qui de vous s'est ici répandu N'a pu nie dispenser de ce qui vous est dû. Tant de rares exploits dont l'honneur fut la cause, Tant de périls passés...
JODELET
Oui, j'en sais quelque chose; Je suis fort périlleux. On dit qu'un sanglier... Mais ce n'est pas à moi de m'en glorifier, L'histoire en parlera ; puis telles vanteries Parmi nous autres grands sout des forfanteries.
LAURE
Non, ce qui part de vous ne peut être imputé A l'affeclation de trop de vanité.
Un prince comme vous si rayonnant de gloire, Qui ne fait qu'entasser victoire sur victoire, Un prince si parfait et de corps et d'esprit...
JODEI-ET.
Ah! Vous m'égratignez, belle bouche, il suffit. Je vous le disais bien, mon pauvre cœur pantellé. Et déjà devant vous ne bat plus que d'une aile.
LAURE
<Fe me relire donc, .\dieu.
JODELET
Quoi, tout à coup ?
Songez que pour vous voir j'ai hasardé beaucoup. Prince, et qu'envers le roi c'est me noircir d'un crime Qu'oser à son insu vous marquer mon estime.
.lODEl.ET.
Visitez-moi du moins allernativoment.
Ma reine. Me voilà tout je ne sais comment.