SCÈNE YII LE ROI, PHILOCLÉE, AN.\XAR1S, HÉSIONE
LE BOI, li Philorlée.
Cet hymen parmi nous arrêtant Philoxène, Affermit un État qui vous doit voir sa reine ; Mais, pour combler ma joie, il est juste, ma sœur. Qu'enfin vous me donniez un digne successeur. Si nous voyons la paix suivre notre victoire, Les soins d'Anaxaris en partagent la gloire; Et je ne doute pas qu'avec joie aujourd'hui Votre choix ne s'apprête à m'acquitter vers lui.
PHILOCLKE.
Seigneur...
LB ROI
L'aveugle instinct d'une erreur peu com- Me lit à Bérénice immoler sa fortune; [mune
Son respect le souffrit, et, par là, je le voi Le plus digne en effet de régner après moi.
AXAXARIS.
Ah! Seigneur...
LE ROI
Cet effort de ton obéissance Est encore au-dessus de ma reconnaissance. Va, Datte ton espoir du trône où tu me vois, Ma sœur m'estime trop pour balancer son choix.
i A>AXAR1S, d l'Iiiloclée.
f Madame, si jamais...
I PHILOCLÉE.
Suivez le roi, de grâce.
Jusqu'ici dans mon cœur l'amour n'a poinleu place ; .■Hais, soit qu'il puisse aimer, ou qu'il s'ose trahir. Ce vous doit être assez que je sache obéir.