SCÈNE II PHILOXÈNE, AR.\XE
ARAXE
Quoi, seigneur, ma présence a chassé Bérénice? En craint-elle un obstacle à ses doux entretiens, Où vos vœux tant de lois ont mérité les siens?
PHILOXÈNE
Plût au ciel que toujours Araxe m'en crût digne!!
ARAXE
Vous faites un souhait dont ma vertu s'iudigne,
Et mon zèle pour vous la devrait garantir m .^
De l'injuste soupçon d'un lâche repentir. Mf^
PHlLOXÈ.NE. B [1 ,
Mon amour est timide, et craint d'eu trop atlendrefl j^
Cezèle est toujours ferme, et peultoutentreprendreil ijf
PHILOXÈNE. W Il!j
Un revers imprévu peut le voir chanceler. 1 '■■
AKAXË.
Il n'en est point, seigneur, qui le put ébranler.
BÉRÉNICE, ACTE III, SCÈNE II
PHILOXKNE.
Si loulc la Lydie orcloiiiiail ma disgrâce?
AHAXE.
Sans on craindre l'efl'et j'en verrais la menace.
l'HILOXKNIÎ.
Mais si d'un noir dcsliii i'implacaljlc rifîiu'ur Par la perte d'un trOuie aciievait mon niallieiir? Si le roi, si l'État ..
AHAXK.
Perdez sceptre, couronne.
Lesdieuxélant pourvous,il n'estrien qui m'étonne. Que le sort à son gré cherche à vous éprouver, Quoi qu'il ose aujourd'hui, j'ai de quoi le braver, Et vous devez enfin connaître par ma joie Le surprenant bonheur que le ciel vous envoie.
PHILOXK.NE.
Quel bonheur?
Il est tel, qu'on n'eût osé prévoir Qu'à vos vœux sa justice en put souffrir l'espoir.
PHILOXÈNE
Ce discours est obscur, faites qu'il s'éclaircisse.
AHAXE, lui doniianl un httlel.
En croirez-vous, seigneur, ce billet de Piiénice?