L.Ttus à mon défaut en a la confidence
HELVIE.
La;lus y peut avoir plus de part qu'on ne pense.
LA MOUT Di: L'EMPEREUR COMMODE, ACTE III, SCÈNE VI.
MAUCIA.
Vous faites de son zèle un glorieux essai.
HEI.VIE
Si je lui (lois beaucoup, je m'en acquitterai.
MARlUA.
Ce sentiment est juste, il vous a bien servie.
HKLVIE.
Il l'a tâche peut-être aux dépens de sa vie.
MARCIA
Tant do charmants appas, à nuls autres pareils. Auprès de l'empereur appuyaient ses conseils; Avec de tels seconds il n'avait rien à craindre.
HELVIE.
S'il a brigué pour moi, vous en êtes à plaindre.
MARCIA
Commode, en sa faveur, aime à le publier.
HELVIE.
Je n'ai pas entrepris de le justifier.
MARCIA
Cependant votre orgueil relâchant son audace, Aux vœux de l'empereur a daigné faire grâce; Pressé par Flavian, il s'est enfin rendu?
J'ai suivi votre exemple, et fait ce que j'ai dû.
JIARCIA.
C'est contraindre bientôt cet orgueil à se taire.
HELVIE.
J'apprends de vous, ma sœur, à craindre pour un MARCIA. [père.
Donc son seul intérêt arrache votre aveu'?
HELVIE.
Je vous dirais en vain ce que vous croiriez peu.
MARCIA
Le prétexte est plausible, et d'une lâche injure Empêche contre vous que Rome ne murmure. Menaces et refus, tout est bien concerté.
HELVIE.
Le temps me purgera de cette lâcheté.
MARCIA
De vos déguisements, il publiera la honte.
HELVIE.
A la gloire souvent c'est par eux que l'on monte; Et la vôtre du sort pourrait braver les traits. Si vous vous déguisez aussi bien que je fais.
MARCIA
Moi, d'un vil procédé dissimuler l'outrage?
HELVIE.
Je souffre que par là votre ennui se soulage; Et puisqu'on éclatant il se peut modérer, Je vous laisse Électus à qui le déclarer.