SCÈNE II CO.MMODE, HELVIE, FLAVUN
C0.MM0DE. [dace
Approche, ingrate, approche, et contrains ton aulic soumettre ta haine à l'espoir de ma grâce; Olfre-la pour victime à mon ressentiment, El tâche dans Ion juge à trouver un amant. Tu le peux, et mon cœur où la beauté domine A peine à voir eu toi la main ([ui m'assassine; D une image odieuse il repousse les traits, Et signe ton pardon au nom de tes attraits. Voudras-tu l'accepter'? C'est moi qui t'en conjure Renonce à ta fierté, j'oublierai mon injure. Ma passion m'en presse, et pour y consentir. Ce cœur, quoiquoutragé, ne veut qu'un repentir.
HELVIE.
j Tu triomphes, Commode, et ce que peu flexible Ma haine auparavant n'aurait pas cru possible. Tu me réduis au point de n'en voir la fureur, [reu'r. Que pour haïr mon crime, et pour en prendre hor- Mon cœur le conçoit tel, que les plus rudes gênes Pour l'expier assez semblent manquer de peines. Emploie à m'en punir tout ce qu'ose le tien ; Ayant tout mérité, je ne refuse rien.