‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 55 sur 1518 · SCÈNE XVIII ISABELLE, D. FÉLIX, BÉATRIX · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII ISABELLE, D. FÉLIX, BÉATRIX

D. FÉLIX, reiilranl.

Ce n'était qu'un valet, vous me l'aviez bien dit.

BÉATRIX, bas.

Hélas ! j'ai tout gâté.

Quoi donc, le ciel entasse, Pour me pousseï' à bout, disgrâce sur disgrâce"? Et sans être coupable...

D. FÉLIX

Oui, sans doute, c'est moi Que l'on doit accuser de tout ce que je voi.

D'une infidélité vous voyez l'apparence, Mais j'en commets une autre à rompre le silence; Et me purger d'un crime et si noir et si bas. C'est me rendre, en effet, ce que je ne suis pas.

D. FÉLIX

Que c'est bien s'excuser quand on ne sait que dire! C'en est fait, etmon cœur n'est plus sous votre em- Allez, ingrate, allez, je renonce à vos lois, [pire. Et je vous parle ici pour la dernière fois.

Je vous apprendrai tout, arrêtez pour m'entendre.

D. FÉLIX. [dre?

Après ce que je sais, que pourriez- vous m'appren-

Que don Fadrique...

D. FÉLIX

Hé bien, j'en ai paru jaloux :

Un des siens, son billet, tout parlait contre vous. On m'a tiré d'erreur ; mais, quoi qu'il en pu isse être, Jeneveuxplusd'uucœurdontun autre est le maître; Et jamais votre orgueil, qui se rit de ma foi. N'aura droit de choisir entre César et moi.

L'amour de don César me rend donc infidèle?

D. FÉLIX

Hier au soir ce fut lui contre qui j'eus querelle:

Et comme il vous parla, je veux croire pour lui. Que (jui fut hier aimé, l'est encore aujourd'hui.

.\h ! s'il peut se vanter...

D. FÉLIX

A quoi bon celte excuse?

Je ne suis qu'un jaloux, à tort je vous accuse. Ah ! volage !

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