SCÈNE I HONORIUS, EUCHÉRIUS
HONORIUS
Dissipe, Euchérius, dissipe ces alarmes; Quand Zénon hautement prendrait enfin les armes, ! lU qu'auteur d'un complot dont il te voit instruit, 11 voudrait par la force en recueillir le fruit, D'un si hardi dessein quelle que fût la suite, Je plaindrais mon malheursans blâmer ta conduite, Puisqu'un destin égal était à redouter De l'aveugle chaleur qui l'eût fait arrêter. \ voir par cet éclat la trame découverte, Soudain les conjurés eussent pressé ma perte, El précipitant tout auraient jeté mes jours Dans un péril plusgrand que celui que je cours. Tu m'en as épargné la triste certitude.
EUCHÉRIUS.
l.a crainte à mon esprit en est toujours bien rude ; El, pour être sans trouble en de tels attentats. Le coup seul trop souvent fait connaître le bras.
HONORIUS
C'est dans la trahisons un péril ordinaire.
Mais nous le préviendrons par les soins de ton père.
Le voici qui déjà l'aura su détourner.