STILICON, ACTE V, SCÈNE U
STII.If.ON.
SeisiiPiiv, le ciel m'ohlij;e à venger votre rang. Si mon lils esl sans crime, il prendra sa défense.
KUI'.HKHIUS.
C'est dont tin jnstc espoir llatte mon innocence, EI,dcdaignantdo luir, an moins m'est-il bien doux De me pouvoir par là montrer digne de vous. Mais si ce scnlimenl mérite quelque grâce, D'un zèle plein d'ardeur permettez-moi l'audace. Quoiqu'on m'accuse à tort de vouloir attenter, Quelque lâche conspire, et je n'en puis douter. Le mallieur de Zenon me le l'ait trop connaître. Dans un péril si grand ayez soin de mon maître, Pour assurer ses jours ne l'abandonnez pas.
SÏII.ICON.
Va, va, confesse tout, tu les assureras ; Mais enfin on craint peu tes lâches artifices. Quand Félix en secret a nommé les complices. Vous aurez d'eux, seigneur, de nouvelles clartés, Hufus et Pompejan déjà sont arrêtés.
Je venais vous l'apprendre.
HÛ.NOniUS.
Ils m'ôteront de doute.
Mais accepte ta grâce avant qu'on les écoute, S'ils t'accusent encor je ne pourrai plus rien.
KUCHliRIUS.
Leur zèle sera faux s'il peut noircir le mien.
HONORIUS
Vois-tu que leur aveu rend ta perle certaine?
KUCHliRlUS.
Prononcez, je suis prêt.
HONORIUS
Gardes, qu'on le remèuc, Traître, lu veux périr, il faut te contenter.
THEHM.\NT!E. [1er?
Ciel! Quels malheurs plus grands pouvais-jeredou-