SCÈNE II D. FERNAND, GUZMAN, BÉATRIX
GUZMAN
I Monsieur, onvousattend; maiscependant j'enrage • D'être avant vous ici venu faire message ;
Retire-toi.
GUZMAN
Chasser un homme de ma sorte?
BÉATRIX
Voyez qu'exprès pour vous j'attendais à la porle; Mais, comme je n'ai pas le don de deviner. Apprenez-moi quel nom il me faut vous donner.
D. FERNAND
Lemienestdon Fernand, est-ce que l'on en doute?
BÉATRIX
Si vous ne vous nommez, monsieur, on n'y voit gout- Et quand don Dionis... [te;
D. FERXANn.
Encor don Dionis?
Ces divertissements devraient être finis. Cet objet inconnu qui me tait sa naissance, Me fait de ta maîtresse implorer l'assistance; Et, pour m'en éclaircir, je suis ici veuu.
BÉATRIX
Ainsi donc ce valet ne vous est pas connu?
Je ne le vis jamais, bien loin de le connaître.
GUZ.MAX.
Quoi, vous ne seriez pas don Dionis mon maître?
D. FERNAND, lui (tonnant tin soufjlct.
Maraud, tu veux railler?
GUZMAX.
Monsieur, vous êtes prompt.
Ah! Devant Béalrix m'avoir fait un affront! J'en ai la rage au cœur.
BÉATRIX
Vous avez été vile.
D. FERXAXD.
Il aurait vu, sans toi, comme je m'en acquitte; Et si dou Dionis m'a jamais ressemblé...
GUZ.MAX.
Peste de la figure, et du maître doublé.
D. FERXAXD, tirant sa bourse de sn poc/ir.
Mais, avantqued'enlrer, prends, etdaigne médire Pour quel charmant objet mon triste cœur soupire; Je crains de ta maîtresse encor quelques refus.
BÉATRIX
Vous me voulez en vain éprouver là-dessus.
Cet essai n'est pour vous qu'une faible ressource.
Mais...
BÉATRIX
Mou cœur est fermé, n'ouvrez point votre bourse.