LE GALANT DOUBLÉ, ACTE IV, SCÈNE IL
Tiens mon cœur en état d'en avoir de fréquentes, Avec la Bcalrix pour avoir babillé,
lit sonire qu'avec toi, ravi de s'embourber, Jusques aux intestins je me trouve grillé.
Il ne voudra guérir qu'afin de retomber. d. fern.*.xd, faUaut semblant de ne pas connaître
BÉATRIX. GllsmrlH.
Va. Guzniaii, j'aurai soin, de peurqu'il net'empire. Que veut dire ce fou?
D'avoir quelque douceur chaque jour à le dire; guzmax.
Ni langueurs ni soupirs ne te couleront rien. | Bon, et grand bien vous fasse-,
GuzuAX. ! Voyez s'il y fait chaud, je vous quille la place.
Je crois qu'aux délicats tout cela fait grand bien; j Pour ni'ôtcr du péril vous venez bien à point.
Maispournioi qui crains rorllescrudilésventeuses, j d. ferxand, !c repoussant.
J'eustoujourslestomacconlraireauxviandescreu- Ami, les froids railleurs ne divertissent point.
Etquand, pour mes péchés, il en est question, [ses; Je n'en tàte jamais sans indigestion.
Tu n'es donc point mon fait; ainsi que de tous âges Parmi mes soupirants j'en ai de tous étages. Je reçois compliment, soins, complaisance, vœux. Mais ce meuble d'amour est tout ce que j'en veux; Chacun me fait, sans peine, écouter son martyre ; J'estime les polis, elles sots me font rire. C'est ainsi que l'amour dans mon cœur se nourrit.
GL'ZMAN.
Cet amour est bien jeune, ou n'a guère d'esprit. Je sais bien qu'en effet quand il commence à naître, Ce n'est que de douceurs qu'il aime à se repaitre; Cet aliment alors sans peine le soutient; Mais je le crois léger, quand l'appétit lui vient ; S'en tenir toujours à, « tu m'aimes, et je t'aime, » Si c'est faire enrager, c'est enrager soi-même ; Et le simple art coquet, si des soties l'ont eu, Sans de certains ragoûts, n'est pas grande vertu.
BÉATRIX
Tu vas un peu trop loi n:encor sommes-nous faites Pour ouïr des douceurs, écouter des fleurettes; C'est à quoi la plus prude aisément se résout ; Mais il faut que toujours la vertu règle tout.
GUZMAN
Tu me la bailles belle avec ta pruderie. Enfin qu'atlrape-t-on par la coquetterie, Et que sert la vertu que tu me veux prêcher, Si, sous l'habit du vice, on aime à la cacher? C'est être sage en vain que ne le point paraître. Pour moi, je suis pécheur, autant qu'il le faut être ; Et je ne sache rien qui me choque l'esprit, Commese vendreau diable, ets'yvendre à crédit.
BÉATRIX
Je pense, pour favoir, qu'il lui doit coûter boune.
GUZMAX.
Cen'estpas|trop« gratis, » et fol est qui s'y donne. Mais enfin, bien plutôt que je n'eusse espéré D'avec son grand parleur mou maître s'est tiré.