SCÈNE VIII
D. FERNAND, D. JL'.\N, ISABELLE, GUZMAN, BÊATRIX.
GUZMAX.
Enfin, je suis content, le galant est coffré; S'il m'a pu souffleter, il en payera l'amende.
Tu l'as suivi, Guzman?
GUZMAX.
Suivi ? Belle demande !
D. FERXAXD.
Qui? Parle, explique-toi?
GUZMAX.
Vous en serez surpris.
Monsieur, votre figure est un sot mal appris; Mais réjouissez-vous.
D. FERXAXD.
Quel sujet m'v convie?
Dis.
GUZMAX.
Vous serez roué bientôt en effigie.
D. FERXAXD.
Maraud...
GUZMAX.
Votre portrait, ce don Fernand maudit, D'un saut qu'on lui prépare a lieu d'être contrit; Pour vol, brùlement, meurtre, on l'a mis en clô-
D. FERXAXD. [tUrB-
On l'a saisi ?
GUZMAX.
Demain il aura la torture.
Quoi, ce même Fernand qu'on ditme ressembler?
GUZMAX.
Le traître d'un soufflet a pensé m'accabler; Sa main pesante et large a grande expérience, Je l'eusse pris pour vous sans cette différence. Tant sur vous, aux mains près, il est bien copié.
D. FERXAXD.
Il fa battu?
GUZMAX.
.Monsieur j'en suis estropié ; [che, Mais, si pareils soufflets sont toujours danssaman- Je prétends en avoir bientôt bonne revanche. Et venir des premiers ouïr son compliment. Quand il haranguera patibulairement.
D. FEIIXAXD.
Madame, après cela seriez-vous si cruelle, Que de douter encore...
GUZMAX.
Il était avec elle, Monsieur, quant au collet on l'est venu gripper.
Certes, je vous devrais aider à me duper; .Maispersonnejamais n'eut moinsde complaisance; Vous perdez votre temps.
D. FERXAXD.
L'étrange défiance ! j
Vous voyez, vous oyez, et vous ne croyez rien? "
Je crois tout; mais enfin, je vousconnais trop bien.
D. FERXAXD.
Quoi, c'est moi qu'en prison Guzman a vu conisABELLE. [duire?
Guzman mérite bien que vous daigniez l'instruire, Il l'ait de vos leçons un merveilleux emploi. Tu l'as donc vu, Guzman?
GUZMAX.
Tout comme je vous voi.
OÙ l'a-l-on fait entrer ?
LE GALANT DOUBLÉ, ACTE V, SCÈNK l.
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