‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 683 sur 1518 · SCÈNE III SINORLX, SOSTRATE, PHÉDIME · texte numérisé non relu

SCÈNE III SINORLX, SOSTRATE, PHÉDIME

SINORIX.

Hé bien! as-tu, Sostrate, entretenu la reine? La princesse toujours régle-t-ellc sa haine, Et sur ses inlérèls son indigne rigueur S'obstiue-t-ollc encore au refus de mon cœur?

SOSTRATE

Si votre amour du temps n'attend quelque miracle. Eu vain de son orgueil il croit vaincre l'obstacle. Comme elle s'est tantôt expliquée avec vous, [roux. Mes soins n'ont fait, seigneur, qu'accroître son cour- C'est assez qu'elle-même elle ait voulu vous dire Quel inutile espoir flatte votre martyre, Votre pouvoir est grand, mais, pour forcer sa foi. Il n'étend point vos droits sur la veuve d'un roi.

SINORIX.

Oui, Sostrate, elle peut me dédaigner sans craindre Quemon amour s'emporteà vouloirlacontraindi'C. Quoi qu'à ma tyrannie elle ose reprocher. Son cœur doit s'obtenir et non pas s'arracher; Mais puisque la princesse à ces mépris m'expose, De mon malheur en elle il faut punir la cause, Et te venger des maux où fa précipité L'inutile secours que ton feu m'a prêté.

SOSTRATE

Quoi, contre la princesse armer votre colère? Ah i seigneur, songez-vous...

SINORIX.

L'arrêt t'en doit déplaire; Tu l'aimes, je le sais, et ton amour soumis, Pour punirson orgueil, ne se croit rieu permis. Garde ces sentiments, tandis que ma vengeance Pressant...

PHEDIME.

Voyez, Seigneur, que la reine s'avance.

SINORIX.

La reine vient ici, qu'en dois-je présumer? Dieux! rendez-la llexible, ou m'empêchez d'aimer.

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