MAXI.MIAN, ACTE IV, SCÈNE III
Et lorsqu'en l'aboniant, l'anioiir qui les anime Eûtchcrciiédaiis son sang le pardon delciir crime, Par ce liardi projet raaitre de tout l'État, Nous n'aurions pas eu peine à cacher rallenlat.
SÉVÈRE
Craignez de trop céder à l'espoir qui vous flatte, Quand le secours du ciel pour l'empereur éclate. Le coup que de sa tète il aime à délourner. Est peut-être un avis de tout abandonner; Et, quoiqu'un plein pouvoir que lui-même autorise, Vous laisse en liberté d'étouffer l'entreprise, Redoutez un projet dont le succès douteux. S'il tourne contre vous, n'a rien que de honteux.
M.\XIMI.VX.
Et soumis au destin dont la rigueur me brave, Tu ne crois point de honte à demeurer esclave, A craindre le pouvoir qu'il m'a plu décéder, Et me voir obéir où j'ai pu commander? Non, non, plutôt sur moi tombe cent fois la foudre, Qu'on m'oblige à changer ce que j'osai résoudre, J'arracherais ce cœur, s'il s'était démenti ; C'est assez qu'une fois je me sois repenti. Il m'en coule l'empire; et, si pour le reprendre Du seul secours du crime il nous faut tout attendre. La gloire du succès que je prends pour objet, Aura droit d'effacer la honte du projet. Ainsi, quelques périls où j'expose ma tête...