SCÈNE V ÉRKÈNE, PHÉNICE
ÉRIXÈNE.
Je triomphe, Phénice, et ma vengeance est sûre. D'un infidèle amantje puis braver l'injure. Sans jouir de son crime, il me verra régner.
PHÉNICE
Le ciel pour le punir ne veut rien épargner; Mais enfin, je voudrais qu'à dédaigner sa flamme La seule ambition eût pu forcer votre ànie. Et que ce grand hymen qui rend Persée heureux. Par l'ardeur d'être reine attirât tous vos vœux.
ÉRIXÈNE.
Quoi, si pour cet hymen je me fais violence, Est-ceunbien si conimunqu'une pleine vengeance. Que quoiqu'à mon amour elle doive coûter. Tu penses que jamais il pùl trop l'acheter? Non, non, quelques malheurs dont ce projet m'acca- II me suffit de voir Démétrius coupable. [ble.
Ce seul objet m'arrête ; et, dans son peu de foi. Tout ce qui le punit a des charmes pour moi. Si pour une vengeance où la gloire autorise. On court même à des maux qu'aucun art ne déguise.