PERSÉE ET DÉMÉTRIUS, ACTE III, SCÈNE VI
Jiigo de sa donronr, qurtrid on fait présumer Que ce (|ui nous l'assure a de quoi nous cliarmor. Déinétrins, pai' là, verra croître sa peine, J'oserai ni'applandir d'un vain litre de reine, Kl porterai si liant l'éclat de ce revers, Qu'il ne pourra savoir qu'à regret je le perds.
PUÉMCE.
Cette douceur pour vous doit avoir bien des charmes; Mais, si j'ose expli(iuer mes secrètes alarmes, Cet liymen qui du roi vous soumet les États, Mesemblenn peu bien prompt pour ne vousgèner 'Vous ha'i'ssez Pcrsée; et, comme de la haine [pas. Vers un penchant plus doux le temps seul nous ra-
[mène, C'est hasarder beaucoup de ne prendre qu'un jour Pour vous accoulumer à souffrir son amour.
ÉRIXÉNE.
Moi, par l'indigne crainte où ton zèle te jette. Consentir à laisser ma vengeance imparfaite ! Ce cœur dont lu veux voir le repos affermi, Était d'intelligence avec mon ennemi.
Par do fausses clartés dont je suis éblouie, Pour me le faire aimer c'est lui qui m'a trahie ; Et sous un choix funeste accablant mon amour, Je veux pour m'en venger le trahir à mon tour. Il faut q\i'il soit puni d'avoir su mal connaître Qu'aimant Démétrius il brûlait pour un traître. Que d'nn dehors trompeur l'injurieux éclat...
PUÉXICE.
Ce grand triomphe est beau, mais craignez le com- Démétrius parait. [bat.